Soutien unanime des responsables politiques après la gifle reçue par Emmanuel Macron

La classe politique dans son ensemble a apporté son soutien au président de la République après que ce dernier a été bousculé par un homme lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage (Drôme), mardi 8 juin à la mi-journée. Un homme a giflé le chef de l’Etat avant d’être cloué au sol par les services de sécurité, selon une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. L’Elysée évoque avec le Monde une « provisoire » gifler et faire “Aucun autre commentaire à ce stade” : les « Les poignées de main ont repris dans la foulée », et « Le mouvement continue ». Deux personnes ont été interpellées, a alors indiqué la préfecture de la Drôme.

Proche Monde, le parquet de Valence annonce que deux hommes de 28 ans (celui qu’on voit porter le coup sur la vidéo et un autre qui l’accompagnait) ont été placés en garde à vue à 13h45 pour violences sur un dépositaire de l’autorité publique.

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Mardi, devant l’Assemblée nationale, Jean Castex a appelé « Vers un départ républicain ». « La politique ne peut jamais être violence, agression verbale, encore moins agression physique. J’appelle à un départ républicain ; nous sommes tous concernés, les fondements de notre démocratie sont en jeu », a déclaré le Premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement au Palais-Bourbon.

« Aucun désaccord politique ne justifiera jamais la violence »

« Il est inadmissible de s’en prendre physiquement au Président de la République, aux dirigeants politiques, mais encore plus au président, qui est le président », a déclaré pour sa part la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle).

Xavier Bertrand, président (anciennement LR) de la région Hauts-de-France, « Condamne dans les termes les plus forts le geste inacceptable dont Emmanuel Macron a été victime. ” Sur Twitter, il a écrit qu’« aucun désaccord politique ne justifiera[it] jamais de violence. Le respect des institutions de la République et de ses représentants est un principe cardinal de [la] vie démocratique ».


« Cette fois, vous commencez à comprendre que les violents passent à l’action ? “, plaisanté sur Twitter Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle de 2022 pour La France insoumise, qui se disait “En solidarité avec le président”.

De son côté, l’ancien président de la République François Hollande a tenu à s’adresser à » tout [s]nous soutenons Emmanuel Macron » via un message posté sur Twitter. « Agresser le Président de la République, c’est porter un coup insupportable et intolérable à nos institutions. Face à ce geste inqualifiable, toute la Nation doit faire preuve de solidarité avec le Chef de l’Etat », a-t-il écrit sur le réseau social de microblogging.

“Giffler le président, c’est gifler la République”

« La République doit être entièrement derrière le Président de la République pour lutter contre toutes les formes de violence », a déclaré Olivier Faure, secrétaire national du Parti socialiste (PS), devant la presse de l’Assemblée nationale. « La solidarité est sans nuances avec le chef de l’Etat dans cette épreuve qu’il subit aujourd’hui. Nous devons retrouver le sens de la responsabilité collective, de nos institutions et aussi le retour à une forme de paix civile », a-t-il ajouté.

L’eurodéputé Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot a également souligné sur Twitter quelle « Agresser physiquement le Président de la République, c’est attaquer la France ». Selon lui, « La brutalisation du débat politique menace la démocratie. Il est temps de retrouver un dialogue apaisé entre les Français et de renouer le lien. Tout mon soutien à Emmanuel Macron ».

“Giffler le président, c’est gifler la République. Intolérable, inacceptable », a estimé le patron des députés Les Républicains (LR), Damien Abad, tandis que Gérard Larcher, président LR du Sénat a évoqué un « Agression intolérable et inacceptable qui appelle une mobilisation totale de la République face aux violences qui se développent dans notre pays. “. Laurent Wauquiez, président LR d’Auvergne-Rhône-Alpes a évoqué une « Geste intolérable ». « Nous ne pouvons pas accepter que la violence et le manque de respect s’installent dans notre pays », a-t-il déclaré sur Twitter.

« Le sol de la démocratie glisse sous nos pieds »

Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des démocrates indépendants (UDI), a pour sa part décrit l’agression contre Emmanuel Macron d’“Indicible”. « Quand vous voulez battre quelqu’un en politique, c’est aux urnes ; jamais physiquement ! “, ajoute le patron de l’UDI.

Même ton dans les propos choisis par Clémentine Autain, la candidate La France insoumise (LFI) à la présidence de la région Ile-de-France : « Agression inacceptable contre le Président de la République par un homme visiblement issu de l’extrême droite royaliste. D’une idéologie violente banalisée dans l’acte… Le sol de la démocratie glisse sous nos pieds. Le départ, vite », a-t-elle appelé sur Twitter.


Egalement candidate à la présidence de la région Ile-de-France, Audrey Pulvar, soutenue par le Parti socialiste, a trouvé le“Image de cette gifle (…) très choquante”. Il faire connaître sur Twitter quelle “Rien, aucun désaccord politique ne peut justifier ni la violence physique ni l’insulte à notre Président”.

Le monde avec l’AFP



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