la débâcle de la majorité scrutée

La majorité présidentielle rêvait d’être le faiseur de rois de ces élections régionales et départementales, à défaut de remporter une région dans un scrutin favorable aux candidats sortants. Enfin, le jeune parti présidentiel paye son manque d’ancrage local et s’illustre par une défaite démesurée pour un parti gouvernemental.

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Dans trois régions, les candidats de La République en marche (LRM) ont été éliminés du 1est circuit : Hauts-de-France, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes. Le cas le plus emblématique reste celui des Hauts-de-France, où cinq ministres, dont le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, candidat dans le Pas-de-Calais, figuraient sur la liste LRM. Une cuisante défaite avec 9,1% des suffrages exprimés pour le secrétaire d’État aux Retraites, Laurent Pietraszewski. La liste est éliminée au premier tour face à Xavier Bertrand, qui est en tête avec 42,1% des voix, suivi du candidat du Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu et du candidat du syndicat de la gauche (EELV, PS , LFI), Karima Delli. Le candidat LRM a également reconnu dans une série de tweets sa défaite avant d’annoncer qu’il voterait Xavier Bertrand au second tour pour bloquer le Rassemblement national.

Ces résultats de 1est tournée dans les Hauts-de-France illustrent les limites de la stratégie à géométrie variable de LRM pour ces élections régionales. Dans la plupart des régions – où treize ministres ont été envoyés – la majorité présidentielle subit des revers dus au profil bas de ses candidats. En Occitanie, Vincent Terrail-Novès a obtenu le plus mauvais résultat des candidats soutenus par LRM et le MoDem, avec un score estimé à 8,4%.

Pas d’« effet Macron »

Dans des territoires où Emmanuel Macron a bien performé lors de la présidentielle de 2017, comme l’Ile-de-France, la Bretagne ou l’Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), les candidats macronistes échouent. capitaliser sur la popularité actuelle du chef de l’État. Sans surprise, en Ile-de-France, c’est la présidente sortante (ex-Les Républicains, LR), Valérie Pécresse, qui domine le 1est tour, avec 33,2 % des voix. Le candidat macroniste, Laurent Saint-Martin, n’arrive qu’en 4e position après LR, le RN et Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Une déception pour la majorité présidentielle, créditée dans les sondages d’un score d’environ 15 %. LRM espérait alors pouvoir jouer les rapports de force au second tour avec Mmoi Pécresse et obtenir des places au conseil régional d’Ile-de-France. A AURA, le candidat LRM, Bruno Bonnell, a également été éliminé au premier tour avec 9,5% des suffrages exprimés, selon les premières estimations.

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