L’Italie arrache sa qualification pour les quarts de finale contre l’Autriche après prolongation

Longtemps neutralisée par une Autriche décomplexée et disciplinée, l’Italie s’est imposée, samedi 26 juin, au terme des prolongations (2-1), offrant un bilan de 31 matchs sans défaite et surtout un quart de finale de l’Euro, vendredi à Munich, contre la Belgique. ou portugais.

Alors qu’il était quasiment impossible pour les Italiens de faire le déplacement à Londres en raison des restrictions de déplacements liées au Covid-19, la grande communauté transalpine de Londres avait afflué à Wembley pour faire ressembler cela à un match à domicile. huitième. Entre l’hymne Frères d’Italie chanté à pleins poumons et la météo clémente, bien qu’un peu plus fraîche qu’à Rome, ne pouvait pas trop désorienter une Squadra Azzurra présentée comme l’une des grandes favorites de la compétition après un premier tour brillamment maîtrisé.

L’entraîneur autrichien – mais de nationalité allemande et d’origine italienne par son père – Franco Foda avait pourtant promis que son équipe jouerait pleinement le ” dix % chance “ qu’il s’auto-réglait. Et ses hommes ont répondu. Mais malgré leur supériorité technique et leur bon contrôle du ballon, les Italiens n’ont que rarement mis leurs voisins alpins hors de position.

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Le milieu de terrain droit du triangle Xaver Schlager-Konrad Laimer-Marcel Sabitzer a montré de belles choses dans l’utilisation du ballon, tandis que Marko Arnautovic est resté une menace latente au milieu de l’attaque pendant 97 minutes. Le milieu de terrain italien, dans lequel Marco Verratti avait finalement été préféré au coup d’envoi à Manuel Locatelli, s’est montré bien moins dominateur que face aux Turcs, aux Suisses ou aux Gallois dans la poule.

Les occasions de Nicolo Barella, sur un défenseur central de Leonardo Spinazzola, mais bien repoussé par Daniel Bachmann (17e), ou la frappe lointaine et flottante de Ciro Immobile, qui a touché l’extérieur de la lucarne (32e), ont traduit l’ascendant italien du premier acte. Mais les Azzurri sont rentrés aux vestiaires assez frustrés et pour la première fois sans mener au score dans cette compétition. Ils ont également semblé perdre un peu le fil de leur jeu à la reprise, mettant en colère Roberto Mancini en tapant sur sa touche.

Chiesa et Pessina, les bourreaux

L’Autriche s’est enhardie, même si Arnautovic en a trop fait avant de dévisser complètement son tir (49e) ou si David Alaba a raté de peu le cadre d’un coup franc à 20 mètres, trois minutes plus tard.

Peu après l’heure de jeu, le sang des tifosi s’est même glacé lorsque Arnautovic a repris de la tête, mais c’était pour mieux applaudir la décision du VAR, de longues secondes plus tard, qui a annulé le but pour un hors-jeu (65e). Secouée, l’Italie a repris le contrôle du match mais malgré quelques tentatives timides, elle s’est retrouvée pour la huitième fois de son histoire en prolongation à l’Euro, un record absolu.

Mais à force de plier, l’Autriche a fini par casser au tout début de la prolongation. Entré à 84e, Federico Chiesa, magnifiquement servi par Spinazzola, a repris le ballon pour tromper Bachmann d’une frappe croisée dans le petit filet (1-0, 95e). Au but, Alaba, pris dans le dos après avoir suivi un bon appel dans l’axe de Matteo Pessina, s’est effondré face contre terre, conscient de la montagne à gravir désormais pour son peuple.

Juste avant la mi-temps en prolongation, la même Pessina a profité d’une bousculade dans la surface pour aggraver encore le défi (2-0, 105e).

Fièrement, l’Autriche a réduit le score à 114e minute sur une tête plongeante de Sasa Kalajdzic (2-1, 114e), mettant fin à 1 168 minutes sans but pour la Squadra Azzura, qui a dépassé son précédent record, établi entre septembre 1972 et juin 1974, avec 1 143 minutes, par Dino Zoff dans la cage de 25 minutes. Un but finalement anecdotique mais l’énergie laissée à Londres par les Italiens ne pouvait pas être anecdotique en six jours où il faudra défier l’équipe numéro un au classement FIFA, la Belgique, ou les tenants du titre portugais.

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Le monde avec l’AFP

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